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8 janv. 2013

Le monde de Charlie.

Stephen Chbosky
Le monde de Charlie
Sarbacane (Exprim') - 2012
 256 pages
13€50


Au lycée,où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas "raccord". Pour son prof de Lettres, c'est sans doute un prodige ; pour les autres c'est juste un "freak". En attendant, il reste en marge, jusqu'au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : le voilà entré dans la danse... et tout s'accélère.


Mon avis : 

Publié une première fois en France en 2008 sous le titre « Pas raccord », ce roman a été réédité cette année à l'occasion de son adaptation sur grand écran prochainement ! Excellente idée d'ailleurs. Je serai sûrement passée à côté sinon et je dois bien avouer que j'aurai loupé quelque chose !

Charlie a quinze ans. La rentrée approche à grand pas et ce sera sa première année dans ce lycée. Pour échapper un peu à son angoisse, il écrit des lettres à une personne qu'il ne connaît pas et qui ne le connait pas non plus. Il a juste besoin de parler, qu'on l'écoute. Il va alors écrire pendant toute l'année scolaire ; sur ses angoisses, ses nouveaux amis, ses questions sur la vie en générale, mais aussi sur la fête, la drogue, le sexe...

Charlie m'a vite fait penser à Forest Gump (personnage incroyablement touchant du film du même nom, pour ceux qui ne connaissent pas) par son côté "idiot", insouciant. Charlie s'exprime avec ses mots bien à lui, avec une façon de parler bien à lui aussi, mais il y a un net progrès au fil de la lecture et on sent qu'il est tout de même très intelligent (il doit faire des rédactions pour son prof d'anglais et son expression s'améliore petit à petit, on le ressent dans ses lettres).
Tout comme Forest (il faut que vous le regardiez ce film, si vous ne connaissez pas !), Charlie est attachant et attendrissant. Il a une façon de parler, une façon de voir les choses, qui font qu'on peut le qualifier d'idiot alors qu'en réalité, il est bien plus que cela. C'est le genre de "gosse" qui a tout compris sans s'en rendre compte.
Ce roman est écrit sous forme de lettres donc. Charlie écrit des lettres a quelqu'un qu'il ne connait pas et petit à petit on se prend pour cette personne, on a vraiment l'impression qu'il se confie à nous. Il nous raconte ce qu'il vit quasi au quotidien, ce qu'il ressent et quelque part, il nous raconte simplement la vie. Je me suis retrouvée dans beaucoup de ses réflexions et ça m'a beaucoup touché...
Charlie passe à la vie adulte avec beaucoup de découvertes... La violence du copain de sa soeur envers elle, l'homosexualité, la drogue, le sexe en général, la mort - le deuil, mais aussi l'espoir, l'amour, l'amitié, la beauté de la vie malgré tout.
On n'entre aucunement dans le cliché du style "journal d'ado". Oui, ses lettres sont comme un journal intime mais on vit tellement cette histoire, avec toutes les peines et toutes les joies, avec cette touche de naïveté réelle, qu'on n'a pas l'idée d'être tombé dans le cliché. On vit cette histoire pleinement, comme si Charlie nous écrivait vraiment... Comme s'il était réel.

Le style est donc bien particulier mais a son effet. Je sais qu'il peut déranger certains parce que, moi-même qui ne suit pas à cheval sur le style, certaines phrases m'ont fait tiqué. Par exemple, les phrases sans négation ou trop courtes, un sujet qui passe à un autre... Mais c'est un ado de quinze ans qui écrit (enfin, qui est censé écrire...), pour se vider, pour simplement parler... J'ai envie de dire : quoi de plus normal ? Une belle narration m'aurait sans doute bien plus fait tiquer... Ce style nous permet de visualiser Charlie ! De nous le représenter et de le voir vivre. De vivre à ses côtés et de ressentir tout ce qu'il ressent.
Une fois commencé, on ne peut plus lâcher ce roman. Tout innocent qu'il est, tout "idiot" (ce n'est vraiment pas dans le mauvais sens du terme...) qu'il est, Charlie sait nous toucher et nous émouvoir. On se retrouve tous quelque part en lui ou dans son entourage. Ses lettres ne laissent aucune place à l'indifférence. Il a tout compris Charlie...




 « - Tu vois des choses. T'en parle pas. Et tu comprends. »


 Dans le film, on ne voit pas le côté "idiot" de Forest et ce n'est pas plus mal (ça en fait un film "à part" du coup). Je ne l'ai ressenti qu'à la lecture du roman... et je crois que je suis la seule... Mais pour ma part, c'est un excellent point fort ! Car quand on a entendu Forest, quand on sait l'impact qu'il a seulement avec ses mots à lui, on ne peut que lire Le monde de Charlie et l'apprécier...



1 commentaire:

  1. J'aime beaucoup ta chronique....Je trouve qu'elle reflète très bien ce livre. Je viens de le finir et je suis totalement d'accord avec toi^^

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